Dernier lundi de juillet

Il me semble ne pas l’avoir vu passer celui-là…Festival de ma fête et de celle de Chum, boulot, rénos et tutti quanti m’ont fait courir à travers les champs de juillet sans trop me préoccuper du temps qui file.  L’impression d’être à la course, mais sans l’essoufflement qui l’accompagne d’habitude…

Si j’écris ici de façon parfois boulimique, vous aurez remarqué que je ne suis plus aussi assidue.  Je vous lis sans commenter, je ferme parfois le canal pour disparaître dans la vraie vie, je n’ai plus “besoin” de cette espace pour les mêmes raisons qu’avant.

De thérapie intensive mon blogue est devenu ludique.  Il m’a bien servie puisque j’ai rétabli l’équilibre dans ma vie, et ne suis plus accro à lui.  J’ai apprivoisé le bonheur et je suis bien.  J’ai retrouvé le plaisir de lire: je suis tombée dans Millenium et le dernier Folco m’attend au bout de la route.  J’ai repris la plume et m’amuse à édifier la fondation  d’un bouquin tout en écrivant des articles destinés à la publication. 

Et je me réapproprie le temps qui passe comme rivière, parfois en crue et fougueuse, parfois presque à sec et paresseuse.  Ce week-end, m’étant réveillée avant Chum je suis sortie m’asseoir au balcon, café et livre à la main.  Savourant chaque gorgée et chaque page sans me préoccuper de rien.  M’arrêtant un moment pour respirer à fond le bonheur d’être…Puis partageant le café avec un chum tout souriant de la sérénité de sa douce, qui n’a toutefois rien perdu de sa fougue et de son intensité.

Samedi soir, malgré ma déception de n’entendre les “classiques” de Véronique Sanson, j’ai profité pleinement de l’énergie extraordinaire de ce petit bout de femme au parcours chaotique.  Me suis laissée bercer par sa voix toujours aussi envoûtante.  Et j’ai découvert au passage une Catherine Major fort intéressante.  Que je connaissais peu mais qui m’a allumée.

Et que dire de la promenade en décapotable d’hier, un kaléidoscope de couleurs et d’odeurs, le soleil et le vent sur ma peau, nos éclats de rire et nos silences, le fromage en crottes qui goûtait le rien pantoute, le souffle coupé par la beauté du paysage au sortir d’une courbe…Le tout se terminant par un fort agréable souper quasi improvisé entre amis.

J’ai trouvé le secret de mon bonheur au fond de moi…Ne reste plus qu’à l’entretenir précieusement parce que vous savez quoi?  Il n’en tient qu’à moi!

6 Responses to “Dernier lundi de juillet”

  1. C’est tellement bon de lire ta dernière phrase. On le souhaite à tous ce bonheur retrouvé n’est-ce pas?

    J’suis heureuse que tu aies trouvé le tien.

    xx

  2. Jolie toute cette sérénité!

    Tu es bien partie pour que ça reste ;)

  3. :-) Je sais ;-)

  4. Ben cool ton texte. Ce qu’il dit, surtout.

  5. Ça donne espoir, ton texte ! j’espère bien trouver le mien aussi, au détour des mots. Parfois, je crois même le saisir un peu ;)

    Je te souhaite un mois d’aout aussi chargée et positif.

    C

  6. ça vient ça va… c’est à ça que ça sert un blogue…

    Parfois je n’ai même l’énergie pour aller lire. Juste de laisser mon trop plein me demande de l’énergie mais j’ai encore besoin car l’équilibre dont tu parles je le perçois comme une lumière au bout du tunnel… ça approche :-)

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