J’ai eu l’enfance imaginaire, l’adolescence sans fin apparente, la maternité mêlée, la confiance en montagnes russes, les émotions nucléaires, l’âge adulte…Heu…Oops…Adulte????? Tsk ma mère m’a appris à ne jamais dire de gros mots! (maux?)
Dois-je me laver la bouche au savon de Marseille? Oser utiliser un mot aussi affreux! Bin oui j’ai souvent dit qu’être adulte puait au nez. Pas pour le satané “je vieillis pis j’vais mourir” qui te saute aux yeux au moment où tu t’y attends le moins (traître!) mais plutôt pour autre chose.
D’abord pour tout ce que t’as soudainement plus le droit de faire parce qu’être adulte c’est sérieux (j’avoue, je le fais pareil et tant pis pour les regards d’incompréhension ou de pitié, j’aime ça moi sauter dans une flaque d’eau et me balancer au parc même si je rentre un peu serrée sur le siège.
).
Mais au-delà de toutes ces considérations futiles (!) il y a qu’on arrive à un moment où on se regarde et qu’on se voit. Donc je me découvre, je me retrouve aussi. Vieillir c’est évoluer ça me convient fort bien! Oui ok ok je suis poquée plus vite et c’est plus long à m’en remettre pas besoin de le crier sur tous les toits!
Mais soyons sérieux (ho un autre gros mot!), les morceaux du puzzle sont sur la table, du bon côté et regroupés par catégories. Le contour est fait, les coins faciles itou, je suis rendue à un point où je vois l’image finale s’approcher dangereusement….De moi! Et j’ai un peu la trouille…Parce que quand les carapaces finissent de tomber, tu te retrouves soudainement pas mal toute nue devant tout le monde, et la p’tite peau que tu exposes elle est fragile et TRÈS sensible.
Ma peur, ce n’est pas celle de Moi, c’est celle de retomber dans le pattern des techniques carapaciennes…Comportement engendré par ma plusse grande peur que tout: celle des dommages collatéraux qu’on fait quand on se met au centre de sa vie plutôt qu’être toujours coincée entre l’arbre et l’écorce.
Prendre cette peur par le chignon du cou et la secouer en lâchant un cri primal ça fait du bien. Mais ça te donne pas nécessairement le coup de pied au cul pour continuer de te battre jour après jour contre cette envie irrépressible de remettre la cuirasse parce que c’est tellement plus facile ainsi. Heureux les creux!
Sauf que la conscience menant au respect de soi, je ne peux plus encaisser sans broncher…Et ma peur du rejet, mon manque de confiance, mon insécurité sont durement mis à l’épreuve. Bataille entre mes pôles: la Femme et la Gamine…Encore et toujours les paradoxes, le MiniWheat maudit!
Vous savez, un MiniWheat dans un bol de lait, ça flotte jusqu’à ce que ça soit trop plein de lait pis que ça cale. J’ai touché le fond, des deux côtés. Et pendant le temps que je me gorgeais de lait sucré, j’ai remarqué que ça flotte d’un bord, ou de l’autre, couché pis que le sucre fond vite en maudit. Moi je veux flotter à la verticale, rester croquante et garder mon givrage. Parce que je les aime mes 2 côtés, je veux juste les vivre ensemble à temps plein. Un beau p’tit couple de givrés santé!
Y’a des jours où je me dit que bordel j’en ai fumé du bon (ou bedon kesse t’avais mis dans mon bol de céréales Mom?), pis que je serais mieux de carrément tuer le hamster atomique qui roule dans sa cage cervicale (ou bedon jeter le bol de céréales?). Pose pas de question, t’auras ni menteries ni vérités. Le tracé plat, 2 watts éteintes! Mais somme toute, c’est ce qui me fait évoluer (et qui me donne l’inspiration pour écrire des billets psychosociomasoriend’autreèglanderencenombrildelasemaine!) cette fâcheuse tendance à chercher non seulement réponses mais aussi questions!
Non je ne suis pas depress, non je ne suis pas dark (peut-être un peu grim?), oui je suis heureuse, oui j’ai le cul bordé de nouilles…Je vous en accorde un: je suis INTENSE!
J’ai vraiment hâte que ma future psy revienne de ses vacances pis m’aide à finir le puzzle!
Archivé sous: Chroniques de la vie quotidienne..., Connaissances inutiles de la journée, par Tite-Marie, Humeurs du jour..., psychosociotruc!, Ça me trotte dans la cage cervicale... | Taggé: nombril, adulte, sérieux, plate, être givré et en santé, paradoxes



Tiens, j’ai eu du plaisir à ce billet à saveur psychosociomasoriend’autreèglanderencenombrildelasemaine
)
(ce qui, soit dit en passant, m’a fait penser à superqualifragilistiqueexpidélilicieux ou quelque chose du genre avec Marie Poppin, bref).
Vieillir, je sais pas encore, c’est pas trop dans ma tête, même si j’en parle en rigolant. Mais assumer qui on est vraiment, vivre bien ses paradoxes, paradoxalement.
Savoir ce que l’on veut vraiment ET faire en sorte qu’on y parvienne - ça oui !
(moi je saute pas dans les flaques d’eau, je me baigne dans les fontaines publiques
Bref, mon commentaire est aussi clair que ton billet
Euh, pas que ton billet n’était pas clair là ! loool
Mouhahahah Calliopée, tu sais que j’t'aime bien toi!