Que j’avais fièrement annoncé à ma mère pendant une séance de cache-cache…Ma mère jouait le jeu (j’avais quoi 3 ou 4 ans) et feignait ne pas me trouver…
“Bin voyons, je ne trouve plus mini louve!” dit ma mère en rigolant silencieusement.
“J’suis cassssée en arrière les rideaux!!!” dit mini louve d’une toute petite voix nerveuse (lire la larme à l’oeil!).
Bref, voilà je suis encore cachée. Pas derrière les rideaux cette fois mais face au soleil. J’ai envie d’écrire mais pas au détriment du temps qui file trop vite. Mon corps me hurle de ralentir la cadence, de prendre soin de mon embarcation afin qu’elle ne prenne pas l’eau et que les voiles ne déchirent pas.
J’ai passé les 2 dernières années en crue de printemps permanente. Tentant de manoeuvrer mon bateau sans perdre le peu de contrôle que j’avais. Virant à l’envers et buvant la tasse trop souvent. Tout en vivant l’exaltation de surfer la vague sans se planter aussi. Toujours 2 côtés à la médaille, et un satané contour aussi!
Encore une fois, le vent s’est levé mais cette fois j’étais prête. Tenant le gouvernail avec confiance et affrontant la vague avec respect. Les voiles gonflées d’espoir j’ai accosté sur un rivage longtemps espionné du bout de la lentille mais qui me faisait un peu peur, vous savez l’inconnu trouble. J’ai donc posé l’âme sur l’île Intimité. Cette île en moi où ce que je savais de moi se confirme et où je découvre que je peux à la fois être bien seule et avec les autres.
Peu à peu, l’île aux illusions où je me suis souvent réfugiée par peur de ma solitude, par besoin d’occuper un territoire libre (la nature a horreur du vide semble-t-il), m’apparait une contrée toujours agréable mais que je n’ai plus envie d’habiter à temps plein. Parce que je me suis enfin apprivoisée. J’ai compris que solitude n’est pas vide, j’ai retrouvé mes marques. J’ai retrouvé le besoin et l’envie d’être seule parfois.
Ces jours-ci, je suis particulièrement intimiste. Retrouvailles avec Chum, attente fébrile du nouveau bébé de mon ami B et sa douce, la lecture retrouvée (après Oniria de Sénécal je lis Complot contre l’Amérique de Roth) et les dodos parce mon corps les réclame.
Je passe donc vous faire un coucou, dire à Drew “Je vais bien ne t’en fais pas”
et j’en profite aussi pour vous dire que même si je ne laisse pas de traits de plume je passe vous lire. À bientôt!
Archivé sous: Chroniques de la vie quotidienne..., Humeurs du jour...



Chère Lusciousloba
Le loup et le chien se ressemblent très fort.
Ils peuvent même avoir des enfants ensemble…
La différence (qui permet de les reconnaître) a été trouvée par Lafontaine: le cou du chien est pelé.
“-Attaché? dit le Loup: vous ne courez donc pas
Où vous voulez? -Pas toujours; mais qu’importe?
-Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.”
Le vrai loup, animal nuisible et méchant, vivant en meutes, meurt sans pousser un cri. Ça, c’est Vigny qui l’a remarqué!
Personnellement, je préfère le chien, car le loup, même apprivoisé, reste un animal dangereux, susceptible de réactions imprévisibles.
Amitiés
P.S. La prochaine fois, je te parlerai du chat (que je déteste) car, c’est le seul animal, à part l’homme, à aimer faire souffrir!
… 56, 82, 99, 100. Prête, pas prête : J’y vais.
Repose toi bien.
La Louve, nah j’étais pas inquiet, j’ai reçu un courriel
Armand, un autre point en commun avec moi! Les chats… eurk!
Je viens de lire tes derniers billets. Ils sont doux, légers. On dirait le vent qui souffle. Tout chaud.
Prends bien soin de toi.
bisous
@Armand: le loup n’est ni nuisible ni méchant…Animal sauvage soit, mais qui ne tue que les faibles des troupeaux et jamais gratuitement. Ayant une hiérarchie fort bien organisée et un niveau de communication surprenant. Curieusement si j’aime les loups je n’aime pas les chiens. Trop dépendant, ils finissent par m’exaspérer. Et je suis du type chat, si l’on doit catégoriser!
Tout animal sauvage est imprévisible pour l’humain…Normal et souhaitable…Je ne crois pas qu’on puisse domestiquer un animal (ni apprivoiser un humain) au point de le rendre totalement prévisible. Peut-être une perruche aux ailes coupées…
@Jacynthe: merci!
@Maz: rien de plus à ajouter n’est-ce pas!
@Drew: déjà que tu dois te taper l’Église, s’il faut en plus que tu t’inquiètes pour moi…J’ai frappé à toutes les portes! lolll
@Véro: Merci ma belle…xoxo
Je crois que c’est à ce moment que la Véro dirait “Que du bonheur!” et c’est pas mal ce que je lis ici, alors voilà… on touche à rien nous!
Chère Lusciousloba,
Je me doutais un peu de ta réponse: prendre “louve” comme pseudo implique presque que c’est ton animal “mascotte” même si, comme moi, tu n’en as côtoyé que dans les livres et zoos.
Et pour les chats et les chiens, j’ai constaté qu’en général, les femmes préfèrent les chats aux chiens, mais que c’est l’inverse chez les hommes.
Probablement une question de gènes… et chacun sait qu’ “où il y a gêne, il n’y a pas de plaisir”!
Amitiés
@Alcolo: pas que du bonheur mais pour chaque chose sa place et pour les pas difficiles le temps d’apprendre où poser le pied.
Cher Armand,
Les loups, je les ai cotoyé en pleine nature, mais aussi en captivité dans un refuge pour animaux sauvages blessés et inaptes à retourner dans leur milieu naturel. Non seulement je les trouve magnifiques et fiers, mais leur système de communication me fascine. Quant au choix du pseudo, j’en ferai peut-être un jour un billet, mais ça n’a rien à voir avec ma fascination pour les loups, on me l’a donné et je l’ai accepté.
J’aime bien cette dernière phrase…
On se fera d’la télépathie dans nos hamacs… Prends soin de toi! Le vent est léger aujoud’hui tu trouves pas?? Du moins, j’crois que je vais profiter de cette aisance que j’ai présentement pour étendre les bras et suivre le courant, plutôt que de faire voler mes émotions sur le dos des cerf-volants parce que sa fougue à souffler plus fort que moi m’ empêche d’entendre mes propres essouflements! Gros bisous! xx
… et j’t'ai trouvé derrière les rideaux et les fausses statues
C’est à ton tour de compter, je vais me cacher là…
hahahahaha