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Mon héros!

Je l’ai déjà écrit, je travaille dans un magnifique bureau.  Une ancienne usine de matelas, des plafonds hauts, des fenêtres, un décor élégant (c’est notre spécialité! ;-) ) et une porte qui donne sur la cour intérieure.  Gâtés sommes-nous d’avoir cette terrasse entourée des murs de l’édifice (un maudit labyrinthe quand même!).  Je m’y installe pour luncher, prendre mon café, papoter avec patron et collègue.  Bref on est-y bin rien qu’un peu. 

Sauf que…Avec l’été et la porte qui reste ouverte arrive les bestioles jaunes et noires à dard dans le cul dont Noisette a déjà parlé, billet qui avait suscité moults commentaires.  Bin là c’est à mon tour bordel de schnoutte!!!  Mon tour à avoir le coeur qui se débat dans sa cage thoracique, le respir qui accélère et assèche la bouche et sa gorge, les poils qui se hérissent au haut de leur chair de poule et la louve louvoie (bin quoi) à travers le showroom et entre les bureaux parce que l’ostie de taon yé gros!

Bon que j’vous vois m’écrire que les p’tites bêtes mangent pas les grosses!  Je l’sais (et je le répète à Mad…) chus pas blonde c’est des mèches (non elles poussent pas dans l’eau mes mèches…)!  Ces bébittes elles sont utiles à la polinisation pis toute pis toute mais j’m'en crucifix moi j’ai peur baon! (tiens ça rime parfaitement avec taon…y’a comme une bizarre de coïncidence non?)

Ça me prend quelques apparitions noires et jaunes afin de me faire à l’idée que je ne passerai pas mon été à paniquer mais en attendant…Mon patron, galant homme, a écrapouti la méchante bête juste pour moi!  Yé fin non? MON HÉROS!  :-D  Ma p’tite poule s’est calmée (Mad donnait ce nom à la chair de poule), mon coeur bat normalement et j’ai pu boire un grand verre d’eau afin de parer à la déshydratation et poursuivre mon après-midi.  Dur dur de travailler! :lol:

Merci…

De vos encouragements, vos bons mots, vos yeux attentionnés.  Ça fait chaud au coeur, vraiment.  Ce sont ces p’tites tapes dans le dos qui m’aident à rester debout, à ployer sous le vent sans casser.

La saga se poursuit, j’attends de rejoindre le pédo-psychiatre, la boîte vocale savait pas trop quoi répondre à ma détresse. :-D  Bin oui je garde mon sens de l’humour, parfois il est noir et sarcastique, voire même grinçant.  Ça déstabilise, ça rend inconfortable, mais moi ça me garde en santé!

Tantôt en lunchant dans la cour intérieure, au soleil je regardais les fourmis.  En me brisant un morceau de baguette j’ai fait des miettes.  Ça m’a toujours impressionné de voir à quel point une fourmi peut être entêtée!  Elle a accroché une miette de croûte 2 fois grosse comme elle et l’a traînée sur une distance phénoménale si on compte en pas de fourmis.

Ça m’a fait penser à Fiston qui fait ce qu’il peut avec ce corps qui n’arrête pas de changer et qu’il traîne malgré tout.  À ses efforts pour se garder la tête hors de l’eau dans ce maelström incompréhensible.  Mon fils est une fourmi…Avec sa propre forme d’intelligence  et son mode de communication atypique que moi pauvre humaine je ne comprends peu ou pas du tout…

Parce que malgré les apparences cher PDMG je pense à notre fils…Je ne suis pas si égoïste que tu le crois, que tu le dis…Je pense à Fiston qui a besoin de stabilité et de retrouver le calme intérieur afin de s’épanouir et d’entrer dans la vie adulte le plus sainement possible.  Je pense à Mad qui a besoin d’une vie et pas d’une cage, en plein coeur de la tourmente adolescente elle aussi, elle a droit à des parents en santé mentale et physique.  Je pense à moi qui a besoin de lumière et d’air, qui est finalement heureuse en amour et au boulot et qui commence à vivre pleinement.  Mais je pense aussi à toi qui mérite grandement de “refaire” sa vie comme tu le dis. 

Je ne penserai pas pour toi, ta vie ne me concerne pas, tes choix et ta façon de vivre je ne les comprends toujours pas mais ils t’appartiennent et je n’en suis pas responsable.  Par contre je dois penser en fonction des enfants, ça fait partie de ma responsabilité parentale.  M’assurer que si demain je meurs ou je suis inapte à m’en occuper, quelqu’un le fera aussi bien que moi ou ils seront capables de vivre sans moi.  Je suis en droit d’exiger en tant que mère de ne pas que soit léguée à notre fille la responsabilité de son frère autiste.  Je me dois de mettre un pied en avant de l’autre en regardant l’avenir, en taisant ma culpabilité et mon déchirement, en me décollant de mon nombril et en prenant les décisions, en faisant les choix nécessaires au développement et au bien-être de Fiston.  Point barre.

Je me fous maintenant du qualificatif qu’on me collera.  Je sais être sur le bon chemin, je suis consciente et déterminée et je suis surtout responsable de ceux que j’ai portés, à qui j’ai donné la vie. 

Et lundi matin arriva…

Pensant balayer les aléas d’un week-end de mère plutôt éprouvant.  Entre la crise de samedi matin, la fugue de samedi soir et la journée de fébrilité et excitation de dimanche je vous avoue avoir non seulement eu de la broue dans le toupet, mais j’ai manqué d’air plus souvent qu’à mon tour.  Ce matin donc, Fiston était encore un peu excité mais je l’ai tout de même envoyé à l’école.  Mon cell hurle son AC\DC au moment où je pousse la porte du bureau.  Merde, j’avais oublié la sonnerie!  Je réponds, c’est PDMG qui m’annonce que l’école demande qu’on aille chercher Fiston, ça ne va pas du tout il frappe partout et sur tout le monde.  Il me dit qu’il va aller le chercher puisqu’il est en vacances cette semaine.  Merde! 

Cet enfant-là ne va pas bien…La médication devait l’aider, je ne vois pas vraiment de différence.  Depuis qu’on l’a commencée, on a un suivi téléphonique avec l’infirmier du Children’s (oui téléphonique!).  Là j’en ai ma claque!  Ils vont le revoir et faire le nécessaire, ou alors je vais aller péter ma coche à l’urgence puis foutre le camp en leur laissant mon fils.  Non seulement il est mal dans sa peau et malheureux, mais les manifestations de ce mal-être vont en empirant et moi je suis à bout!  J’arrive plus à rien, je tourne en rond dans cette saloperie de maelström.  Impuissance, colère, tristesse se mélangent à l’amour que j’ai pour lui et à mon instinct de survie qui me hurle “lâche prise tu vas y laisser ta peau”!  Et y’a Mad aussi qui a droit à des parents en santé et une vie normale…Et PDMG qui a lui aussi besoin de souffler!  Et Fiston, il va survivre comment à cet tempête intérieure qui lui sort de partout?

On m’avait expliqué que l’adolescence serait difficile, que certains enfants changent du tout au tout.  À quelques moments je retrouve mon fils, taquin et charmeur.  Mais le plus souvent j’ai affaire à un ado qui ne se comprend plus et qui réagit comme il peut pour évacuer le méchant.  Et ça, c’est trop pour moi.  Quand t’es rendue à avoir peur de ton enfant, ça va pas bien!  Quand l’amour ne réussit plus à te faire avancer, ça va pas bien!  Quand tu te dis “c’est lui ou moi”, ça va pas bien!  Alors voilà, je viens de rentrer dans le mur merde…

Quand l’adrénaline et l’impuissance se heurtent…

Ce matin tout semblait normal.  Tel qu’à l’habitude je vais chercher Fiston chez PDMG afin de l’emmener au centre de répit pour la journée.  En arrivant chez PDMG, youppi Fiston est de mauvais poil.  Monsieur ne veut pas aller au centre, il veut rester chez papa ou chez maman.  Mais c’est journée prévue au centre et je ne veux céder.  PDMG me donne un coup de main, et après moult tergiversations on y arrive, dans la bagnole prêts à partir.  Les quelques 15 kilomètres nous séparant du centre ont été éprouvants:  cris, coups de pieds, coups de poing dans la bagnole, ouvre la porte pendant qu’on roule sur l’autoroute…Bref la totale et je suis déjà épuisée en arrivant au centre.  Une fois débarqué de la bagnole, tout va bien il entre et suit la routine en souriant.  Bonjour tentative de manipulation!  M’enfin, on ne saura jamais puisqu’il n’exprime pas ses émotions verbalement.  Alors le pourquoi du comment…

Puis joyeux séjour pour Bertha au garage:  achat et pose de pneus d’été, changement d’huile et quelques autres cossins.  QUelques $$ et 1h30 plus tard je me fais dire qu’ils ne peuvent aligner le véhicule vu que les amortisseurs, les barres stabilisatrices, etc…Bref ça prendrait un 1 000$ pour que ça fonctionne.  Stie!  Elle sort du garage!  J’ai pourtant essayé comme Drew d’éviter les nids de poules autruches de la métropole!  M’enfin, elle va rester de même j’ai plus un rond à mettre là-dessus…

JE reviens à la maison pour jouer à Maman Taxi et aller reconduire Mad et sa copine au centre commercial, journée magasinage.  Ce faisant, je me fais couper par un moron qui ne sait pas où il s’en va, verdict:  j’ai de bons pneus, de bons freins, un klaxon parfaitement en ordre et un caractère bouillant.  J’avais oublié que ma fenêtre était ouverte, la dame à côté est restée bouche bée d’entendre d’aussi gros mots sortir d’une bouche qui semblait si gentille…

À l’épicerie, outre la rencontre fort agréable avec mon prof d’aquarelle que je n’avais pas vu depuis quelques mois, ça s’est bien passé.  Youppi!  Quoiqu’il n’y avait plus de jambon forêt noire en paquet familial.  Mais y’a pire dans la vie! ;-)

Retour à la maison, après avoir rangé l’épicerie, mis une brassée de lavage et passé le balai, je décide d’installer le crochet à peignoirs dans la salle de bain.  Je n’ai pas les mains plein de pouces, je suis débrouillarde, apprenti-ébéniste, je sais utiliser les différents outils…Mais donner moi un kit de vis à marde pour installer un crochet sur un mur de gyproc et je vous jure que vous croirez être devant une unijambiste aux bras coupés sacrant comme un bûcheron par dessus le marché.  Une chance que la Louve est équipé de coffre à outils et de cossins de quincaillerie!  C’est fait et ça tient…C’est bin mieux de tenir longtemps!

Pour achever cette journée de merde sur une note discordante, quoi de mieux que d’avoir à sortir 15 minutes pour me diriger vers les pharmescrocs JeanCouteux pour acheter du carburant à fondue.  Bin sûr, fallait que je décide d’en faire pour me rendre compte au moment de servir que j’ai plus de gel à brûleur!  Voilà donc que pendant ce 15 minutes, ma fille et son amie n’ont jamais entendu Fiston sortir de l’appart…

C’est là que le titre du billet prend enfin son sens…Les 20 minutes qui ont suivi ont été les plus longues de ma vie…Mon fils, 12 ans, autiste non verbal, se promène dans le quartier sans accompagnement…Mon fils, qui ne répond pas à son nom, ne connait pas son adresse, ne sait pas répondre à ce genre de questions…Mon fils qui est totalement à la merci des dangers puisqu’il ne réalise pas…Les véhicules, la rue, les inconnus…

Mad est restée à l’appart pendant que sa copine, PDMG, ma belle-soeur, ma voisine et son mari m’ont accompagnée dans le quadrillage du secteur…20 minutes durant lesquelles tout m’est passé par la tête…20 minutes durant lesquelles j’avais les larmes qui coulaient sans s’arrêter, sans que je puisse rien contrôler…20 minutes à hurler le nom de mon fils en quadrillant les stationnements et demandant aux passants s’ils l’avaient vu…20 minutes à ne pas savoir s’il était entré chez quelqu’un ou encore dans la rue ou au parc…20 minutes à me demander si je devais appeler la police maintenant…20 minutes à me demander si Mad survivrait à une tragédie…20 minutes de panique pure mêlée à une efficacité redoutable…

Puis on l’a retrouvé…J’ai croisé son père qui me cherchait en bagnole…Fiston était revenu tranquillos à l’appart et se demandait bien se qui se passait…Son père est reparti, les voisins remerciés chaleureusement, et moi j’ai continué à ne pas être capable d’arrêter les larmes…

Là ça va un peu mieux…On a réussi à souper, Fiston reste collé à mes basques en essuyant mes larmes et en se collant.  Ça va passer, mais crisse que j’ai eu peur…Et diable que ça me ramène à cette réalité que mon milieu n’est vraiment pas adapté à Fiston…Si seulement son père pouvait comprendre…

Des Porn Flakes au p’tit déjeuner

Hier était soirée spectacle.  Chum m’emmenait au Métropolis pour le spectacle bénéfice des Porn Flakes au profit du Club des petits déjeuners et de la fondation de pédiatrie sociale du Dr. Gilles Julien.

Alors après le cocktail nous sommes passés au balcon du super Métropolis  afin d’assister aux toujours déjantées prestations des Porn.  Pour ceux qui ne les connaissent pas, il s’agit d’un groupe sans chanteur.  Des musiciens chevronnés qui accompagnent (et parfois endurent gentiment!) des gens connus (parfois qui savent chanter!) qui jouent au chanteur le temps d’une chanson.  Bon il y a aussi des chanteurs qui se pointent, sortant de leur répertoire habituel (ce qui est souvent surprenant).

Alors hier soir nous avons eu droit à un maître de cérémonie (et instigateur avec son complice Jacques K. Primeau) à la voix singulière (hum disons qu’il ne doit pas quitter son job habituel ;-) ), Guy A. Lepage.  J’avoue toutefois que son Staying alive était surprenant!  Avait-il inhalé de l’hélium avant par contre…Chapeau donc à ces fous qui ont donné un bon coup de pouce aux deux organismes en amassant autour de 32 000$ !!

Outre notre charmant Guy A. nous avons eu droit à:

  • ses comparses de RBO (un medley et quelques parodies, isl me manquent eux!)
  • Kevin Parent (dans une interprétation magistrale de Paint it black des Stones)
  • Véronique Cloutier (je l’adore cette femme, surprenante avec son You Oughta know d’Alanis Morrissette et son Jeu d’fous d’Anne Renée était tout simplement génial)
  • Andrée Watters et Sylvain Cossette (d’abord en duo avec It’s only love de Turner et Adams, sont bons pis beaux ces deux-là!)
  • Loulou Hughes (elle chante en tabarnak, dixit Guy A. et je ne peux qu’abonder, j’en avais des frissons!)
  • Patrick Huard (American idiot de Green Day, bon mais j’aurais voulu plus de pep dans le soulier, pissant avec ses retours sur scène sur fond d’Elvis)
  • Ariane Moffatt
  • Michel Louvain (avec sa Dame en bleu, mon premier spectacle, j’étais si émue de le revoir! Bin oui je m’assume je l’aime bien moi Michel!)
  • Loco Locass (aussi énergiques qu’à l’habitude!)
  • les Denis Drolet (ce sont de très bons chanteurs, leur Rideau de Plume était très bon et leur I am the walrus des Beatles wow!) accompagnés de leur pissant danseur, Just to buy my love. 

Voilà donc pour le “line up” comme disent les chinois.  À part les bons souvenirs qu’ont fait ressurgir le medley RBO et Michel Louvain, mes coups de coeurs de la soirée vont définitivement à Véronique Cloutier, Loulou Hugues, Kevin Parent et les Denis Drolet (oui Chum, je sais reconnaître quand ils sont bons!).  Loulou, elle me jette à terre! 

Malheureusement le son était ÉPOUVANTABLE et beaucoup trop fort.  Non je ne suis pas matante, trop c’est comme pas assez.  Mal balancé en plus, je veux bien entendre les instruments quand le chanteur est moche, mais Loulou elle aurait mérité toute la place!  M’enfin, chapeau à la gang de fous d’avoir joué le jeu.  Et je crois bien que je serai là au prochain show des Porn Flakes! :-D

Bon, matante va aller se chercher un 2e café, parce qu’elle a pas assez dormi, encore…Sortir 2 soirs de file, à mon vénérable âge, ça demande quelque peu de repos par la suite!  Mais je vois ça positivement tout de même, je suis encore capable de le faire!!! :lol:

 

Histoire d’entrevues…

Après avoir lu les anecdotes des stagiaires de Végékat, je me croyais préparée à toutes éventualités…Et bien ce matin l’entrevue a bien mal commencé…Il est arrivé 20 minutes en retard et m’a lancé (oui lancé): 

“J’m'excuse!  J’t'avais oubliée ce matin!”

L’entrevue a duré 13 minutes…

Jouer le jeu…

Je suis gourmande je vous l’ai déjà avoué.  Alors il arrive que je ne réussisse pas à faire un choix en lisant un menu au resto.  Ce qui s’est passé hier…J’étais avec Chum au Petit Extra (rue Ontario à Montréal), un bistro français où l’on sert une bouffe excellente.  J’ai lu le menu de haut en bas, regardant même sur l’ardoise au mur me disant que je serais plus inspirée.  Mais non!

J’avais envie du confit de canard, de la bavette et du filet de doré.  Bon Chum prend le canard donc je le retire de la liste, sachant que je pigerai dans son assiette.  Mais mauditement pas capable de décider entre la bavette et le doré!  Stie, pourtant pas une question de vie ou de mort!

La serveuse s’approche et je lui mentionne être totalement indécise et lui lance: “vous prendreriez quoi vous?”.  Jamais vu quelqu’un être aussi déstabilisé!  Bordel je fais ça tellement souvent!  Y’a même un resto à Longueuil (Lou Nissart, rue St-Jean) où j’aime bien aller jouer à “qu’est-ce que je mange et apporte-moi un verre de vin avec”.  Le serveur a un fun noir, c’est un défi amusant.  Mais hier soir au Petit Extra, la serveuse bin elle a pas voulu jouer.

Alors j’ai eu droit à la condescendance et le “viande et poisson sont à mille lieues madame”.  Bon le cours de zoologie en prime!  Bin oui je sais nounoune, je te demande si ce soir le poisson vaut la peine que je ne mange pas de bavette!  C’tu plus clair de même?????  Mais la condescendance, ça me fait chier!  Je sais que c’est un job pas évident le service au table.  Je suis toujours fine, polie, calme à moins qu’on me cherche.  Et hier je suis restée polie et fine, mais je me connais assez pour savoir que mes yeux lui ont parlé très fort.

J’ai fini par choisir la bavette parce qu’elle n’a jamais pu me donner un indice sur le poisson.  J’en ai donc conclu que soit il est pas mangeable, soit la dame elle aime pas le poisson!  Elle m’a avoué pas l’avoir goûté.  Me semble que connaître les plats c’est une condition sine qua non quand tu sers dans un resto qui vend autre chose que des rotteux pis des graisseuses?

Ceci dit, le service est à mon goût trop snob, mais la bavette et le canard étaient à se rouler par terre!

Musique et hockey…

Ce qui suit n’est absolument pas documenté ni vérifié, j’ai pas eu le temps!  Je lance ça ce matin avant d’oublier, j’irai lire ce midi sur le sujet et j’attends vos réactions avec plaisir!

En me rendant au boulot ce matin j’écoutais CHOM (radio anglophone rock) et la p’tite dame des nouvelles annonce qu’un groupe fait circuler une pétition demandant aux propriétaires du Centre Bell de changer les habitudes musicales durant les matchs de hockey.  La pétition compte à date une centaine de signature appuyant la demande de contenu musical à 65% francophone.

Commentaire de l’animateur sur un ton excédé:  “Well I’m glad these persons have a hobby” (traduction très libre de votre rédactrice:  y’en a qui ont du temps à perdre).  Suivi un peu plus tard d’un laïus d’un autre animateur vantant les mérites un p’tit coin près de Lachute où les seules personnes ne parlant pas l’anglais sont des allemands…

Bon, je suis une rockeuse et j’avoue apprécier les AC/DC et Iron Maiden de ce monde qui saluent un but ou meublent un temps mort pendant une partie de hockey.  Mais ils n’ont pas tout à fait tort, pourquoi ne pas faire comme à la radio, avoir un quota de contenu francophone.  Je lance ça de même…

Toutefois j’avoue mon malaise devant les commentaires des animateurs.  Est-ce l’avis général des anglophones que les francophones ont du temps à perdre en demandant qu’on protège leur culture?  Aucune idée pourquoi ça m’interpelle tant que ça maintenant alors que ça fait des lustres que je n’y ai pas vraiment réfléchi.  Adolescente et jeune adulte j’étais farouchement indépendantiste, nationaliste, quasiment patriote!  Mais avec le temps la farouchitude s’est refroidie, faisant place à une lassitude et un vide nationaliste.  Par manque de leader efficace?  Par écoeurantite aiguë?  Par paresse?

Je ne suis pas anglophobe, en fait ma seule phobie est passionnément dédiée aux bestioles jaunes et noires qui ont un dard dans le cul!  Je n’aime pas les diaboliser, les ostraciser les anglophones…Mais j’aime pas non plus qu’on me le fasse!  

J’suis cachée!

Que j’avais fièrement annoncé à ma mère pendant une séance de cache-cache…Ma mère jouait le jeu (j’avais quoi 3 ou 4 ans) et feignait ne pas me trouver…

“Bin voyons, je ne trouve plus mini louve!”  dit ma mère en rigolant silencieusement.

“J’suis cassssée en arrière les rideaux!!!” dit mini louve d’une toute petite voix nerveuse (lire la larme à l’oeil!).

Bref, voilà je suis encore cachée.  Pas derrière les rideaux cette fois mais face au soleil.  J’ai envie d’écrire mais pas au détriment du temps qui file trop vite.  Mon corps me hurle de ralentir la cadence, de prendre soin de mon embarcation afin qu’elle ne prenne pas l’eau et que les voiles ne déchirent pas. 

J’ai passé les 2 dernières années en crue de printemps permanente.  Tentant de manoeuvrer mon bateau sans perdre le peu de contrôle que j’avais.  Virant à l’envers et buvant la tasse trop souvent.  Tout en vivant l’exaltation de surfer la vague sans se planter aussi.  Toujours 2 côtés à la médaille, et un satané contour aussi!

Encore une fois, le vent s’est levé mais cette fois j’étais prête.  Tenant le gouvernail avec confiance et affrontant la vague avec respect.  Les voiles gonflées d’espoir j’ai accosté sur un rivage longtemps espionné du bout de la lentille mais qui me faisait un peu peur, vous savez l’inconnu trouble.  J’ai donc posé l’âme sur l’île Intimité.  Cette île en moi où ce que je savais de moi se confirme et où je découvre que je peux à la fois être bien seule et avec les autres.   

Peu à peu, l’île aux illusions où je me suis souvent réfugiée par peur de ma solitude, par besoin d’occuper un territoire libre (la nature a horreur du vide semble-t-il), m’apparait une contrée toujours agréable mais que je n’ai plus envie d’habiter à temps plein.  Parce que je me suis enfin apprivoisée.  J’ai compris que solitude n’est pas vide, j’ai retrouvé mes marques.  J’ai retrouvé le besoin et l’envie d’être seule parfois.

Ces jours-ci, je suis particulièrement intimiste.  Retrouvailles avec Chum, attente fébrile du nouveau bébé de mon ami B et sa douce, la lecture retrouvée (après Oniria de Sénécal je lis Complot contre l’Amérique de Roth) et les dodos parce mon corps les réclame.

Je passe donc vous faire un coucou, dire à Drew “Je vais bien ne t’en fais pas”  ;-) et j’en profite aussi pour vous dire que même si je ne laisse pas de traits de plume je passe vous lire.  À bientôt! :-D

Wiki et moi

J’ai découvert récemment son chez-lui et ne me demandez pas comment parce que je me perds régulièrement dans la blogospère alors le chemin…

Aujourd’hui, toujours en laissant mes doigts (ou mes pieds) décider à ma palce je me retrouve et j’ai envie de faire pareil!  Alors voici, pour passer ce trop long vendredi après-midi. (En passant, vous irez le voir dans 12 dodos…)

Donc après avoir écrit ma date de fête dans le champ recherche, voici ce que le gentil Wiki m’a donné comme réponses:

  • ouverture à Paris des 2e Jeux Olympiques
  • le Vietnam est officiellement réunifié
  • la France bat l’Italie et devient championne d’Europe en foot
  • série des concerts “Live 8″ organisée par Bob Geldorf

Des né(e)s la même date?

  • Herman Hesse (écrivain suisse)
  • Vicente Fox (président du Mexique)
  • Jerry Hall (oui oui l’ex à Jagger!)
  • Dany Bédard (le chanteur québécois qui avait une couette mais en a plus)
  • Lindsay Lohan (wouhou je fais la vague)

Sont décédé(e)s à cette date: :-(

  • Nostradamus (bin voyons donc chose!)
  • Jean-Jacques Rousseau (mon promeneur préféré)
  • Ernest Hémingway (je commence à être tristounette…)

Bon j’arrête là, j’ai pas tout transporté ici, à vous maintenant de chercher!  Drew t’as pas le droit de participer tu le sais déjà (la tienne c’est dans 8 dodos non?) !  Végé même consigne (la tienne c’est dans pas long…genre 3 dodos…)!

Amusez-vous bien! (ah, y’a rien à gagner autre que d’apprendre quelque chose si vous faites aussi une recherche qui vous mènera sur une autre et une autre et….)